Une paire de chaussures François Pinet est une invitation à marcher dans l’Histoire, à flâner le long d’un chemin long de plus de 150 ans, pavé des pierres angulaires de la Maison : élégance, savoir-faire, luxe et confort.

Cette promenade dans le temps nous conduit jusqu’en 1854, date à laquelle le bottier François Pinet dépose un brevet pour un nouveau type de talon, au cœur du succès de l’entreprise qu’il fonde un an plus tard. A cette époque, les progrès techniques démocratisent la mode et en abaissent le prix, rendant ainsi abordables des articles qui étaient jusque-là l’apanage des élites.

Pour continuer à se distinguer, celles-ci se tournent alors vers un luxe de plus en plus ostentatoire et s’en remettent à l’œil et aux mains des grands maîtres de la mode qui inventent pour elles, à Paris, des modèles extraordinaires.

François Pinet met le progrès au service du luxe ; il allie la rapidité de la machine à la précision de la main pour obtenir des chaussures d’une finition parfaite et à un prix défiant la concurrence. Dans le but de créer des modèles toujours plus raffinés et confortables, il met lui-même au point plusieurs innovations qui lui valent les éloges de la presse et des médailles aux expositions internationales. L’oreille attentive qu’il porte aux fantaisies et aux besoins de ses contemporaines favorise l’exportation de ses créations à Londres, Alger, Java et partout où les femmes désirent être à la pointe de la mode sans rien sacrifier au bien-être.

 

François Pinet : un innovateur au Second Empire

François Pinet naît en 1817 dans le Val de Loire. Orphelin à douze ans, il est placé chez un cordonnier où il apprend les rudiments du métier. En 1836, les compagnons cordonniers-bottiers du Devoir le reçoivent parmi eux sous le nom de Tourangeau la Rose d’Amour. Son tour de France compagnonnique le mène jusqu’à Paris où il travaille comme bottier puis comme commis voyageur avant de fonder son entreprise en 1855. Il s’éteint en 1897, honoré et respecté par ses pairs.

Durant le Second Empire (1852-1870), François Pinet crée et développe sa Maison.

Napoléon III et l’impératrice Eugénie reçoivent alors aux Tuileries, à Compiègne ou encore à Saint-Cloud une société hétéroclite : nobles d’Ancien Régime et d’Empire, bourgeois enrichis par le progrès et représentants diplomatiques. Tous s’en remettent aux meilleurs artisans de la capitale pour être sûrs de briller sous les ors des palais impériaux sans commettre le moindre impair vestimentaire.